Réalisations


Plan de gestion des rives pour le territoire mohawk de Kahnawake – région de la Montérégie

Date : août 2007 – juillet 2008
Client : Kahnawake Environment Protection Office


Ce projet a permis au Kahnawake Environment Protection Office, de même qu’au conseil de bande du territoire mohawk, de se doter d’un plan de gestion des rives de leur territoire. Les 40 km de rives longeant la voie maritime du fleuve Saint-Laurent et la baie de Kahnawake, soit de l’embouchure de la rivière Châteauguay jusqu’à l’origine de l’île Tekawita, ont dans un premier temps été caractérisés afin d’évaluer leur valeur écologique, de même que leur niveau de dégradation. L’indice de la qualité et de la biodiversité de la zone riveraine (stabilité, intégrité écologique, présence d’espèces à statut) a dans un second temps été déterminé. Les rives ont été par la suite classées et cartographiées selon leur valeur écologique, de même que selon leurs caractéristiques bio-physiques (naturelle, abrupte ou non, perturbé ou non, espèces à statut ou non, protégeant un habitat du poisson ou non).

C’est à l’aide de ce classement par valeur écologique que le plan de gestion des rives a pu être développé. Des propositions encadrant l’aménagement ont été faites spécifiquement pour chaque type de rive identifié. Ces propositions comprenaient le type de projets compatible ou non avec le milieu riverain, les travaux de restauration à préconiser, de même que les mesures de contrôle de l’érosion à appliquer. L’évaluation de la valeur écologique a aussi permis d’identifier les secteurs qui devraient être à vocation de conservation.

Des recommandations détaillées ont également été déposées pour appuyer la création d’un règlement régissant l’utilisation des rives sur le territoire de Kahnawake.

La présence permanente d’un représentant du Kahnawake Environment Protection Service a facilité les déplacements sur le territoire et a permis d’acquérir des informations pertinentes sur l’historique et l’utilisation des sites. Le contrat ayant été attribué au début du mois d’août, il était nécessaire de mettre sur pied le plus rapidement possible les protocoles afin de réaliser la caractérisation des rives avant la fin des périodes propices à chaque type d’inventaire, notamment pour l’identification des plantes. Les propositions d’aménagement des rives de même que de modifications de la réglementation ont de plus été exécutées en tenant compte des particularités inhérentes à la gestion d’un territoire autochtone.